Artigo: Bushido - Le Jeu Du Bâton – Sport Traditionnel Portugais
Sobre
- Relevância: ★★☆
- Título: Le Jeu Du Bâton – Sport Traditionnel Portugais
- Autor: Mestre Nuno Russo
- Publicação: Revista "Bushido", edição e data desconhecida
Artigo escrito em francês pelo Mestre Nuno Russo e publicado na revista «Bushido» sobre o jogo do pau português.
Resumo
O artigo apresenta o Jogo do Pau como uma arte marcial e desporto tradicional português, com raízes profundas na vida rural do norte de Portugal. Originalmente usado como arma de defesa e ferramenta quotidiana — de pastores, viajantes e feirantes —, o varapau era símbolo de virilidade e honra, servindo também em disputas entre aldeias.
A prática evoluiu de um jogo popular de combate real para uma disciplina técnica e desportiva, especialmente após a sua difusão para Lisboa nos finais do século XIX. Na capital, o jogo ganhou forma mais sistematizada, sendo ensinado em ginásios e “quintais”, sob orientação de mestres como Frederico Hopffer, que codificou a técnica moderna.
O artigo distingue duas grandes tradições:
- Escola do Norte, de caráter rústico e combativo, com uso de ambas as mãos e rotação do pau, ideal para enfrentar vários adversários;
- Escola de Lisboa, mais técnica e desportiva, centrada em duelos e no “contra-jogo”, com ataques de uma só mão e coberturas diretas.
A evolução técnica portuguesa destacou-se por explorar o alcance, a rotação e a fluidez da arma, tornando o Jogo do Pau uma arte marcial genuinamente nacional, “a mais puramente portuguesa”, segundo Hopffer.
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Versão original em francês (versão portuguesa mais abaixo):
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LE JEU DU BÂTON Qu'ils soient Asiatiques, Européens, Afri- cains, Américains, tous les peuples ont plus ou moins manié le bâton, sous toutes ses for- mes, bâtons longs, courts, moyens, chaque ethnie ayant apporté son génie propre à la chose. Certains ont évolué vers le « do »>, d'autres vers le sport, les Portugais, eux, en sont encore à la pratique efficace avant tout, et dans leur pays, les duels ou batailles ran- gées ne sont pas rares du tout à l'heure actuelle... bien que depuis deux années tout juste la compétition sportive ait lieu le jour... en introduisant le port d'une armure bien pro- che de celle que revêtent les Kendoka. Numo Russo, responsable technique fédéral, accompagné de quelques pratiquants dont le champion en titre, ont bien voulu nous démontrer leur Art. I - UN PEU D'HISTOIRE L'appellation JEU DU BÂTON est une technique de lutte dans laquelle l'arme est un simple bâton droit et lisse, de la hau- teur approximative d'un homme et manipulé convenablement par chacun des combattants, qui essaie avec celui-là, d'une part de se défendre des coups de son ou ses assaillants, d'autre part d'atteindre le ou les adversaires. La pratique de cette technique demeurant encore aujourd'hui dans divers pays étran- gers, comme par exemple, le Portugal, la France, l'Angleterre (quarterstaff) et aussi dans la plupart des pays orientaux, principalement en Inde, en Chine, au Japon (bo- jiutsu), en Thaïlande, au Vietnam et en Afghanistan. Comme arme offensive et défensive, le bâton est une forme tellement simple que l'ethno- logie, en général, ne l'a pas inclus dans la catégorie des «armes qui se maintiennent avec les mains». Cependant un bon joueur de bâton ne craint pas d'affronter n'importe quel adversaire qui utilise d'autres armes. Ainsi se pose le problème de savoir si l'usage du bâton comme arme ne représente qu'un aspect de l'usage du bâton comme complé- ment de caractère général, ou si, au contraire, l'usage du bâton en général représente l'extension à d'autres fonctions que celle qui principalement et initialement n'était qu'une arme. Au nord du Portugal (surtout au Minho) le bâton était le compagnon des jeunes vigiles, des voyageurs le long des chemins, des ber- gers au sommet des montagnes; son office était multiple sur la route c'était une aide, tantôt pour monter les côtes, tantôt pour les descendre, y appuyant le poids du corps ; quand un ruisseau coupait le chemin, on le sautait en s'appuyant sur le bâton. Le ber- ger dans la montagne et les marchands à la foire y appuyaient leur poids, allégeant ainsi leurs jambes ; même le berger touchait avec lui le bétail, et, quand cela était nécessaire, faisait fuir le loup, aussi bien pour sa propre défense que pour celle du troupeau qui lui était confié ; « c'est seulement pendant que le jeune homme conversait avec sa fiancée devant l'âtre de sa maison qu'il le lachait ; alors le bâton restait à la porte, pour indiquer aux autres qu'ils n'avaient rien à faire là. >> En outre, dans ces contrées le varapau était l'arme par excellence; avec lui se résol- vaient les problèmes quotidiens qui prove- naient surtout de la rivalité entre villages, d'amoureux, des détournements des eaux d'irrigation, etc. Le garçon était considéré comme jeune homme lorsqu'il avait son varapau et faisait la ronde avec les autres : c'était ainsi comme d'être armé chevalier. Qui au Portugal n'a entendu parler des lut- tes aux bâtons dans les foires (non seulement au nord mais dans tous le pays) où les villa- ges entiers s'affrontaient en combats san- glants et même mortels? Le jeu du bâton faisait alors partie de la vie des Portugais du nord. Partout il y avait des écoles où se rejoignaient des groupes de jeu- nes garçons avides d'apprendre, autour d'anciens maîtres qui se faisaient payer bien cher pour leurs leçons. Chaque pays envoyait ses fils à ces maîtres pour apprendre cette dis- cipline qui faisait partie de leur éducation; telle était l'importance donnée au jeu du bâton à cette époque. D'ordinaire pendant les longues nuits de l'été on voyait sur les aires (1) des groupes de jeunes s'exerçant sportivement à la mani- pulation de la perche d'entraînement qui souvent se prolongeait presque jusqu'à l'aurore. Réellement, aux environs des années 30, le jeu du bâton au nord tomba en décadence. Les raisons de cette rupture étaient variées et étaient intimement liées entre elles: depuis toutes les luttes dans les foires, l'intervention des autorités policières se fit sentir, défendant l'usage du bâton dans les enceintes de la foire. Mais aussi l'émigration vers l'étranger et la migration vers les grandes villes, faites généralement par le chef de famille qui n'arrivait pas à tirer sa subsistance de la terre qu'il cultivait, nous amenèrent une grande faiblesse à nous qui pourrions être les futu- res << puxadores >> (nom par lequel étaient désignés les joueurs du nord). D'un autre côté, la facilité d'acquisition d'armes à feu contribua aussi à la «< non- nécessité » du jeu de bâton, puis la justice personnelle faite par le «< vara » exigeait un entraînement assez lent pour que quelqu'un puisse réellement se fier à l'efficacité de son arme. Ainsi pour ces raisons et pour d'autres de moindre importance, cet art de combat au nord du Portugal fut réduit ne laissant la représentation qu'à de petites écoles où de petits groupes d'anciens joueurs ne s'entraî- naient que pour des jeux d'exhibition où d'anciens maîtres préparaient une poignée d'enfants aussi aux mêmes fins de démonstration. Entretemps le jeu du bâton souffrait aussi une migration importante. Parti de son noyau originel que fut le Minho, s'arrêtant franchement dans le Tras-os-Montes, il en sort à grande vitesse, passe par la capitale, traverse le Tage et va se fixer dans la partie Sud, principalement dans l'Estramadura et le Ribatejo. Dans ce voyage, il prend de l'extension grâce aux mains des différents maîtres profession- nels qui parcouraient le pays faisant des sta- ges dans les diverses localités dont les plus fameux étaient maître Calado Campos, père et fils, mieux connus des << noirs », qui enseignaient du Minho jusqu'à Setubal. Dans ce milieu du jeu du bâton fut aussi connu le maître très professionnel Joaquim Bau, qui, toujours monté sur sa mule par- courait le Portugal vivant seul et simplement des dons qu'il recevait en échange des leçons qu'il donnait. De même les journaliers venus du Minho et de Tras-os-Montes effectuer des forfaits dans le sud du pays étaient fort responsables de la transmission du jeu du bâton dans cette région. C'est depuis la fin du siècle passé que le jeu du bâton se propagea à Lisbonne où on le vit s'implanter. En ville, sous des conditions fort différentes de la province, l'esprit du jeu du bâton s'altéra. Libéré des impératifs de lutte qui l'accompagnaient à ses origines, à l'époque et à la région, on le voit maintenant virer vers l'aspect sportif. Les premiers gymnases où fut ouverte la pra- tique de cette nouvelle discipline furent : alors le Real Ginasio, aujourd'hui Ginasion Clube Portugues, l'Ateneu Comercial de Lis- boa et le Lisboa Ginasio Clube. Outre ces centres existaient encore ce qu'on appelait «Quintais» qui étaient des enceintes entou- rées d'un mur, la pratique du jeu se faisant dans la cour intérieure. Les « Quintais » se rencontraient éparpillés partout dans Lis- bonne et dans lesquels s'entraînaient des cen- taines de joueurs qui recevaient les leçons d'un maître ou d'un contremaître d'école (estilo) qu'ils choisissaient. Ces fameuses «Quintais» n'étaient pas, comme le supposaient beaucoup de gens de notre bourgeoisie, fréquentées par des querelleurs, ni par des créatures d'une espèce peu recommandable. Des travailleurs dans leur majeure partie provinciaux de Tras-os- Montes, du Minho et d'autres provinces arri- vés au nord avaient un goût spécial pour cet exercice qui était pratiqué avec admiration sur leurs terres natales. L'enthousiasme de ces hommes était toujours grand dans leur apprentissage parce qu'ils appréciaient l'enseignement et savaient donner la valeur au sacrifice qu'ils faisaient pour payer; à peine dix minutes de leçon correspondaient à cette époque au salaire journalier d'un ouvrier. C'est facile de comprendre qu'un homme qui parfois ne gagnait pas plus de quatre cents reis par jour, en extrayant la pierre d'une carrière, ou cinq cents et six cents reis par jour dans quelque autre métier exté- nuant, n'allait pas payer le maître par snobisme. De même ici à Lisbonne l'apogée de cet art dura peu de temps à cause de multiples fac- teurs tels que le développement de nouveaux sports ramenés de l'étranger et qui d'autre part étaient à la mode. A cause de cette nou- veauté on vit captivées les plus jeunes géné- rations, laissant le vide d'une génération et s'il n'était pas chèrement gardé dans les mains de jeunes gens passionnés, le jeu du bâton (qui aujourd'hui est en train de revi- vre avec grand enthousiasme en l'hommage de ces temps héroïques des vieux «puxadores») verrait son existence en péril, et puis il n'y avait pratiquement rien d'écrit sur le sujet, étant donné que toute la technique était transmise par voie orale. Etude particulièrement intéressante.
Le jeu du bâton qui se pratique aujourd'hui au Portugal est l'évolution de l'antique jeu du Minho, techniquement moins riche et qui se caractérisait surtout par la manipulation du «vara» par le milieu avec les deux mains éloignées, de manière similaire à la techni- que qui encore aujourd'hui s'utilise dans divers pays orientaux. Notre technique actuelle évolua dans le sens de profiter le plus possible de la longueur et, conséquemment, de la portée du «vara» de sorte qu'on l'empoignait à l'une des extré- mités avec une seule main ou avec les deux mains presque ensemble. Outre cela, et aussi en conséquence de l'accroissement de la longueur du «vara», la technique se mit à se baser sur la rotation de celui-ci, ce qui se traduisit, non seulement par une plus grande rapidité et puissance d'attaque, mais aussi nous permit une plus grande malléabilité et efficacité dans le combat contre différents adversaires. On créa aussi de nouvelles défenses adéquates à ce type de travail. Il est à noter que cette évolution du jeu du Minho, qui s'opéra dans un temps relativement court et qui résulta d'une étude faite exprès ou de la nécessité de faire face à diverses circonstances du combat réel, n'avait pas, durant ces années d'évolution, d'interférences étrangères, mais bien, tout en se déroulant à l'intérieur du pays même, ce qui vient prouver l'affirmation de maître Frederico Hopffer, dans son livre (Deux mots sur le Jeu du Bâton), quand il dit qu'entre toutes les activités physiques qui se pratique au Portugal, c'est certainement la plus pure portugaise. Le Jeu du Bâton actuel se divise en deux gran- des écoles qui à leur tour se subdivisent en différents << styles » suivant les diverses régions et l'adresse propre de chacun des maî- tres ou joueurs. Ces deux grandes écoles, qui se situaient dans des zones géographiques différentes, étaient appelées : L'ECOLE DU NORD ET L'ECOLE DE LISBONNE. L'Ecole du Nord avait une façon prédominante du jeu de combat, plus dur et rude et avec les caractéristiques surtout rurales, ce qui le rendait vraiment issu du Jeu du Bâton portugais. Techniquement, il se caractérisait par un jeu, surtout à deux mains, presque toujours mis à profit par la rotation du bâton, tantôt dans l'attaque, tantôt dans la défense (gardes en mouvement). C'est un jeu à courte distance mais avec une étonnante maniabilité dans toutes les directions, idéal, surtout dans le combat contre divers adversaires. Il est appelé jeu de foire ou «varimento». Ici tout l'entraînement est orienté dans le sens de faciliter les diverses circonstances du combat réel contre des adversaires variés. En «Fafe», terre des grandes traditions du Jeu du Bâton, (il suffit de se souvenir de la si redoutée «Justice du Fafe» dont le symbole de l'exécution de la justice est représenté par un grand gourdin), outre toute cette source technique, se conservait encore un type de jeu très ancien (descendant direct de l'antique jeu du Minho). Ce type de jeu n'est utilisé que dans le combat d'homme à homme ne produisant pas d'effet quand il était utilisé contre plus d'un adversaire. Si bien qu'il y avait dans cette technique un gaspillage d'espace et de puissance des possibilités d'attaque avec le modèle actuel du bâton, cela parce qu'ici il était maintenu milieu par les deux mains éloignées (gaspillage de la distance) et les attaques sont effectuées directement et non en rotation (gaspillage de la puissance) non pas pour respecter les défenses, mais au contraire parce qu'aussi effectuées directement et utilisées avec la force des bras et du corps ensemble, permet une plus grande rapidité et certitude dans son exécution. D'autre part, cette technique est franchement efficace en combat quand la distance est beaucoup plus courte. Nos temps en or du jeu du nord, dans lequel il consistait «à tuer», on n'avait qu'à obser- ver les règles et on usait de tous les moyens et coups, la maîtrise constituant seulement la meilleure garantie de vaincre. Certaines fois, dans ces combats «pour tuer», le bâton était muni à l'une de ses extrémités, d'une lame ou d'un fer de lance recouvert d'une capsule de métal qu'on enle- vait quand la lutte était éminente. Parfois au lieu de cette lame on utilisait une petite fau- cille (la faucille dorée) qui était un instru- ment utilisé par l'homme de la campagne principalement pour couper les ronces et autres herbes nuisibles, et qui s'encastrait dans le bâton au milieu de son extrémité qui était creuse, servant aussi à ces fins belliqueuses. Il existait aussi entretemps, une sorte de «code tactique» dont les bons joueurs s'aidaient et d'une façon générale, les personnes bien informées n'ignoraient pas la propre valeur du jeu : on n'attaquait pas l'ennemi qui n'emportait pas de bâton. Quintas Neves montre la «manille» lançant son bâton sur le sol après avoir désarmé et démoralisé totalement trois adversaires qui l'avaient attaqué en chemin. Et nous écou- tons l'histoire d'un grand joueur de Porto, Carvalho, marchand de bétail, qui à la foire du «26» à Angueja, proche d'Aveiro, après avoir tenu bon seul contre tous ceux qu'il avait rencontré ligués contre lui trébucha et tomba sur le sol, ayant alors le plus fort de ses adversaires sur lui, sommant aux autres de ne pas toucher au brave sous peine de devoir se battre aussi avec lui. L'école appelée de Lisbonne englobe non seulement la technique de jeu du bâton pra- tiquée dans la capitale portugaise, mais aussi celle utilisée au Ribatejo (1) et dans le reste de l'Estramadura. Dans cette zone du sud prédominait durant de longues années, le jeu sportif et «l'assaut» d'exhibition. Au contraire du jeu du nord, dans lequel le joueur se préparait surtout à affronter diffé- rents adversaires, le jeu de Lisbonne, avec ses caractéristiques sportives, cultivait ce qu'on appelait le «contre-jeu», qui est celui dans lequel ne s'opposent que deux adversaires. Cette école est une modification relativement récente de l'Ecole du Nord, adaptée pour le combat d'homme à homme et qui atteignit son apogée au début de ce siècle, à Lisbonne, avec le grand maître Frederico Hopffer qui étudia et codifia sa technique. Elle se différenciait du contre-jeu de l'Ecole du Nord principalement pour la coordination du tra- vail des jambes et du «vara» tandis que celle-là est fondamentalement basée sur le travail du «vara», le mouvement des jambes étant particulièrement dépendant de ce même travail. Outre cette différence fondamentale, nous devons alors noter les attaques qui sont exécutées principalement avec une seule main, fait qui vient contribuer à la por- tée encore plus grande par la longueur ; les défenses (plus familièrement appelées cou- vertures) qui sont effectuées directement et non mises à profit par la rotation du bâton et aussi l'usage des «cortes» (coups destinés à nuire activement à l'effet d'autre coup qui n'est pas considéré comme une garde) est une technique révolutionnaire qui fait partie de la phase avancée des écoles de Lisbonne. » |
Versão traduzida para português[1]:
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O JOGO DO PAU Sejam asiáticos, europeus, africanos ou americanos, todos os povos já manejaram o bastão, em todas as suas formas, longos, curtos, médios, cada etnia tendo trazido o seu génio particular ao jogo. Alguns evoluíram para o «do», outros para o desporto, mas os portugueses continuam a praticá-lo acima de tudo de forma eficaz e, hoje em dia, no seu país, os duelos ou batalhas campais não são nada raros... embora há apenas dois anos a competição desportiva tenha visto a luz do dia... introduzindo o uso de uma armadura muito semelhante à que vestem os Kendoka. Nuno Russo, responsável técnico federal, acompanhado por alguns praticantes, incluindo o atual campeão, teve a gentileza de nos demonstrar a sua arte.
A designação JOGO DO PAU é uma técnica de luta em que a arma é um simples bastão reto e liso, da altura aproximada de um homem e manuseado adequadamente por cada um dos combatentes, que tenta, por um lado, defender-se dos golpes do(s) seu(s) agressor(es) e, por outro, atingir o(s) adversário(s). A prática desta técnica ainda hoje se mantém em vários países estrangeiros, como por exemplo, Portugal, França, Inglaterra (quarterstaff) e também na maioria dos países orientais, principalmente na Índia, China, Japão (bo-jiutsu), Tailândia, Vietname e Afeganistão. Como arma ofensiva e defensiva, o pau é uma forma tão simples que a etnologia, em geral, não o incluiu na categoria das «armas que se seguram com as mãos». No entanto, um bom jogador de pau não tem medo de enfrentar qualquer adversário que utilize outras armas. Assim, coloca-se a questão de saber se o uso do pau como arma representa apenas um aspeto do seu uso como complemento de caráter geral ou se, pelo contrário, o uso do pau em geral representa uma extensão para outras funções para além daquela que era, principal e inicialmente, apenas uma arma. No norte de Portugal (especialmente no Minho), o pau era o companheiro dos jovens vigilantes, dos viajantes ao longo dos caminhos, dos pastores no topo das montanhas; a sua função era múltipla na estrada, era uma ajuda, ora para subir as encostas, ora para descer, apoiando nela o peso do corpo; quando um riacho cortava o caminho, saltava-se apoiando-se no pau. O pastor na montanha e os comerciantes na feira apoiavam nele o seu peso, aliviando assim as pernas; até o pastor conduzia com ele o gado e, quando necessário, afugentava o lobo, tanto para sua própria defesa como para a do rebanho que lhe fora confiado; «só quando o jovem conversava com a sua noiva em frente à lareira da sua casa é que ele o largava; então o bastão ficava à porta, para indicar aos outros que não tinham razão para estar ali.» O varapau era também a arma por excelência nestas regiões; com ele resolviam-se os problemas quotidianos que provinham principalmente da rivalidade entre aldeias, de namorados, do desvio das águas de irrigação, etc. O rapaz era considerado um jovem quando tinha o seu varapau e fazia a ronda com os outros: era como ser armado cavaleiro. Quem em Portugal nunca ouviu falar das lutas com paus nas feiras (não só no norte, mas em todo o país), onde aldeias inteiras se enfrentavam em combates sangrentos e até mortais? O jogo do pau fazia então parte da vida dos portugueses do norte. Por todo o lado havia escolas onde grupos de rapazes ansiosos por aprender se reuniam à volta de antigos mestres que cobravam caro pelas suas aulas. Cada país enviava os seus filhos a esses mestres para aprenderem esta disciplina que fazia parte da sua educação; tal era a importância dada ao jogo do bastão naquela época. Normalmente, durante as longas noites de verão, viam-se nos terrenos (1) grupos de jovens a praticar as suas habilidades desportivas na manipulação da vara de treino, muitas vezes prolongado-se quase até ao amanhecer. Na verdade, por volta dos anos 30, o jogo do pau no norte entrou em declínio. As razões para essa ruptura foram variadas e intimamente interligadas: devido a tantas lutas nas feiras, a intervenção das autoridades policiais fez-se sentir, proibindo o uso do pau nos recintos da feira. Também a emigração para o estrangeiro e a migração para as grandes cidades, geralmente feita pelo chefe de família que não conseguia subsistir da terra que cultivava, trouxe-nos uma grande fraqueza, pois poderíamos ser os futuros «puxadores» (nome pelo qual eram designados os jogadores do norte). Por outro lado, a facilidade de aquisição de armas de fogo também contribuiu para a «desnecessidade» do jogo do pau, pois a justiça pessoal feita pela «vara» exigia um treino bastante lento para que alguém pudesse realmente confiar na eficácia da sua arma. Assim, por estas e outras razões de menor importância, esta arte de combate do norte de Portugal foi reduzida, deixando a representação apenas a pequenas escolas onde pequenos grupos de antigos jogadores treinavam apenas para jogos de exibição, onde antigos mestres preparavam uma mão cheia de crianças também com o mesmo objetivo de demonstração. Entretanto, o jogo do pau também sofreu uma migração significativa. Partindo do seu núcleo original no Minho, com paragem em Trás-os-Montes, sai a grande velocidade, passa pela capital, atravessa o Tejo e vai fixar-se na zona sul, principalmente na Estremadura e no Ribatejo. Nesta viagem, cresceu graças às mãos dos vários mestres profissionais que percorriam o país fazendo estágios em várias localidades, sendo os mais famosos o mestre Calado Campos, pai e filho, mais conhecidos por «pretos», que ensinavam desde o Minho até Setúbal. O mestre Joaquim Bau, extremamente profissional, também era conhecido no mundo da jogo do pau, sempre montado na sua mula, percorria Portugal vivendo sozinho e simplesmente das doações que recebia em troca das aulas que dava. Da mesma forma, os jeireiros [trabalhadores pago ao dia] vindos do Minho e de Trás-os-Montes para realizar trabalhos temporários no sul do país foram os grandes responsáveis pela transmissão do jogo do pau nessa região. Foi a partir do final do século passado que o jogo do pau se propagou até Lisboa, onde se estabeleceu. Na cidade, em condições muito diferentes das da província, o espírito do jogo do pau alterou-se. Libertado dos imperativos de luta que o acompanhavam nas suas origens, na época e na região, vemos agora que se vira para o aspeto desportivo. Os primeiros ginásios onde se iniciou a prática desta nova disciplina foram: o Real Ginásio, o atual Ginásio Clube Português, o Ateneu Comercial de Lisboa e o Lisboa Ginásio Clube. Para além destes centros, existiam ainda os chamados «Quintais», que eram recintos rodeados por um muro, sendo a prática do jogo feita no pátio interior. Os «Quintais» encontravam-se espalhados por toda a cidade de Lisboa e neles treinavam centenas de jogadores que recebiam as lições de um mestre ou de um contra-mestre de escola (estilo) que eles próprios escolhiam. Esses famosos «Quintais» não eram, como muitos burgueses supunham, frequentados por pessoas briguentas, nem por criaturas de má índole. Os trabalhadores, na sua maioria de Trás-os-Montes, do Minho e de outras províncias nortenhas, tinham um gosto especial por este exercício, que era praticado com admiração nas suas terras natais. O entusiasmo destes homens era sempre grande na sua aprendizagem, porque apreciavam o ensino e sabiam valorizar o sacrifício que faziam para pagar; apenas dez minutos de aula correspondiam, naquela época, ao salário diário de um trabalhador. É fácil compreender que um homem que, por vezes, não ganhava mais do que quatrocentos reis por dia, extraindo pedra de uma pedreira, ou quinhentos e seiscentos reis por dia noutra profissão extenuante, não ia pagar ao mestre por snobismo. Da mesma forma, aqui em Lisboa, o apogeu desta arte durou pouco tempo devido a múltiplos fatores, tais como o desenvolvimento de novos desportos trazidos do estrangeiro e que, por outro lado, estavam na moda. As gerações mais novas foram cativadas por esta novidade, deixando um vazio de uma geração e, se não fosse mantido com carinho nas mãos de jovens apaixonados, o jogo do pau (que hoje renasce com grande entusiasmo em homenagem aos tempos heróicos dos antigos «puxadores») veria a sua existência em perigo, sendo que não havia praticamente nada escrito sobre o assunto, uma vez que toda a técnica era transmitida oralmente. Estudo particularmente interessante. O aluno senta-se numa cadeira, o professor fica de frente para ele e ataca-o de todos os ângulos... dada a velocidade e a força dos golpes, o melhor é bloquear...
O jogo do pau que se pratica hoje em Portugal é a evolução do antigo jogo do Minho, tecnicamente menos rico e que se caracterizava sobretudo pela manipulação da «vara» pelo meio com as duas mãos afastadas, de forma semelhante à técnica que ainda hoje se utiliza em vários países orientais. A nossa técnica atual evoluiu no sentido de aproveitar ao máximo o comprimento e, consequentemente, o alcance da vara, de modo que esta era agarrada numa das extremidades com uma só mão ou com as duas mãos quase juntas. Além disso, e também como resultado do aumento do comprimento da «vara», a técnica passou a basear-se na rotação da mesma, o que se traduziu não só numa maior rapidez e potência de ataque, mas também nos permitiu uma maior maleabilidade e eficácia no combate contra diferentes adversários. Também foram criadas novas defesas adequadas a este tipo de manuseamento. É importante notar que esta evolução do jogo do Minho, que ocorreu num período relativamente curto e resultou de um estudo feito propositadamente ou da necessidade de enfrentar diversas circunstâncias de combate real, não teve interferências externas durante esses anos de evolução, mas desenrolou-se sim no interior do próprio país, o que comprova a afirmação do mestre Frederico Hopffer, no seu livro (Duas Palavras Sobre o Jogo de Pau), quando diz que, de todas as atividades físicas praticadas em Portugal, esta é certamente a mais puramente portuguesa. O Jogo do Pau atual divide-se em duas grandes escolas que, por sua vez, se subdividem em diferentes «estilos», de acordo com as diversas regiões e a habilidade própria de cada um dos mestres ou jogadores. Estas duas grandes escolas, situadas em zonas geográficas diferentes, eram chamadas: A ESCOLA DO NORTE E A ESCOLA DE LISBOA. A Escola do Norte tinha uma forma predominante de jogo de combate, mais dura e grosseira e com características sobretudo rurais, o que a tornava verdadeiramente proveniente do Jogo do Pau português. Tecnicamente, caracterizava-se por um jogo, sobretudo com as duas mãos, quase sempre aproveitado pela rotação do pau, ora no ataque, ora na defesa (guardas em movimento). É um jogo de curta distância, mas com uma manobrabilidade surpreendente em todas as direções, ideal sobretudo no combate contra vários adversários. É chamado de jogo de feira ou «varrimento». Aqui, todo o treino é orientado no sentido de facilitar as diversas circunstâncias do combate real contra uma variedade de adversários. Em «Fafe», terra das grandes tradições do Jogo do Pau (basta lembrar a temida «Justiça de Fafe», cujo símbolo da execução da justiça é representado por uma grande vara), além de toda essa fonte técnica, ainda se conservava um tipo de jogo muito antigo (descendente direto do antigo jogo do Minho). Este tipo de jogo só é utilizado no combate um a um, não produzindo qualquer efeito quando utilizado contra mais do que um adversário. Tanto que havia nessa técnica um desperdício de espaço e de potência das possibilidades de ataque com o modelo atual do pau, isso porque aqui ele era mantido no meio pelas duas mãos afastadas (desperdício de distância) e os ataques eram feitos diretamente e não em rotação (desperdício de potência), não para respeitar as defesas, mas, pelo contrário, porque também efetuados diretamente e usados com a força dos braços e do corpo juntos, permitem maior rapidez e certeza na sua execução. Por outro lado, esta técnica é francamente eficaz em combate quando a distância é muito mais curta. Nos tempos áureos do jogo do norte, o qual consistia em «matar», bastava observar as regras e usar todos os meios e golpes, sendo o domínio apenas a melhor garantia de vitória. Às vezes, nessas lutas «para matar», o pau era equipado numa das extremidades com uma lâmina ou uma ponta de lança coberta por uma tampa de metal que era removida quando a luta estava prestes a começar. Às vezes, em vez dessa lâmina, usava-se uma pequena foice (a foice dourada), que era um instrumento usado pelo homem do campo principalmente para cortar silvas e outras ervas daninhas, e que se encaixava no pau no meio da sua extremidade oca, servindo também para esses fins bélicos. Entretanto, existia também uma espécie de «código tático» que os bons jogadores utilizavam e, de um modo geral, as pessoas bem informadas não ignoravam o próprio valor do jogo: não se atacava o inimigo que não levava um pau. Quintas Neves mostra a «manilha» jogando a vara no chão depois de desarmar e desmoralizar totalmente três adversários que o atacaram no caminho. E ouvimos a história de um grande jogador do Porto, Carvalho, comerciante de gado, que na feira do «26» em Angueja, perto de Aveiro, depois de ter resistido sozinho contra todos aqueles que se tinham unido contra ele, tropeçou e caiu no chão, tendo então o mais forte dos seus adversários ido sobre ele, avisando os outros a não tocarem no valente ou teriam também de lutar com ele. A escola chamada de Lisboa engloba não só a técnica de jogo do pau praticada na capital portuguesa, mas também a utilizada no Ribatejo (1) e no resto da Estremadura. Nesta zona do sul predominou durante muitos anos o jogo desportivo e o «assalto» de exibição. Ao contrário do jogo do norte, no qual o jogador se preparava principalmente para enfrentar diferentes adversários, o jogo de Lisboa, com as suas características desportivas, cultivava o que se chamava de «contra-jogo», em que apenas dois adversários se enfrentavam. Esta escola é uma modificação relativamente recente da Escola do Norte, adaptada para o combate um a um, que atingiu o seu apogeu no início deste século, em Lisboa, com o grande mestre Frederico Hopffer, que estudou e codificou a sua técnica. Diferenciava-se do contra-jogo da Escola do Norte principalmente pela coordenação do trabalho das pernas e da «vara», enquanto esta última se baseia fundamentalmente no manejar da «vara», sendo o movimento das pernas particularmente dependente desse mesmo manejo. Para além desta diferença fundamental, devemos então destacar os ataques que são executados principalmente com uma só mão, facto que contribui para um alcance ainda maior devido ao comprimento; as defesas (mais familiarmente chamadas de coberturas) que são efetuadas diretamente e não aproveitadas pela rotação do pau, e também o uso dos «cortes» (golpes destinados a prejudicar ativamente o efeito de outro golpe que não é considerado uma guarda) é uma técnica revolucionária que faz parte da fase avançada das escolas de Lisboa. » |
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Referências e Notas
- ↑ Traduzido em 08-10-2025 por Didi (Carla Cardoso)